Résidence à Gros Morne, Terre-Neuve / Artist Residency in Gros Morne, Newfoundland

Artiste en résidence à Gros Morne, Terre-Neuve et Labrador, (en partenariat avec Parc Canada et The Rooms à Saint-Jean de Terre-Neuve). Du 23 mai au 13 juin 2015.

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Artist residency at Gros Morne, Newfoundland and Labrador, (with Parc Canada and The Rooms in St-John’s Newfoundland). From May 23 to June 13, 2015.

http://www.therooms.ca/artinthepark/default.asp

article Le Devoir

Une fête auréolée de mystère

Le centre Clark célèbre 27 ans de diffusion artistique

16 mai 2015 | Jérôme Delgado – Collaborateur | Arts visuels
Tous les coins et recoins de la galerie, ou à peu près, sont occupés.
Photo: Pedro Ruiz Le DevoirTous les coins et recoins de la galerie, ou à peu près, sont occupés.
Exposition
Société secrète
Au Centre Clark (5455, av. de Gaspé, local 114), jusqu’au 20 juin.

Une communauté, une gang, un clan, une meute ou, selon les mauvaises langues, un cercle fermé et exclusif. Les qualificatifs varient, mais tous évoquent l’idée qu’au centre d’artistes Clark n’entre pas qui veut. Pour en devenir membre, il faut être invité, soutenu et même parrainé. L’exposition Société secrète, faste fête qui regroupe 43 artistes sur la cinquantaine qui portent le sceau Clark, célèbre 27 ans (!) d’une vie à conspirer en groupe serré.

On ne fait rien comme ailleurs chez cette entité de l’avenue De Gaspé. C’est avec un malin plaisir qu’on s’enorgueillit d’avoir manqué le bateau du 25e anniversaire à cause de l’organisation du Pôle de Gaspé. Deux ans plus tard, voilà l’expo anniversaire digne du statut de Clark : grande et imbibée de mystère.

« On joue le jeu, on assume ce qu’on reproche à Clark. L’expo parle de la mythologie autour du centre », dit Roxanne Arsenault, la coordonnatrice générale et artistique.

À deux jours du vernissage — rebaptisé Soirée initiatique —, désordre et excitation s’entremêlent. Des choses restent à peaufiner, notamment le diagramme généalogique de la famille, celui qui dévoilera qui a parrainé qui en ce premier quart de centenaire clarkien. On y discutait fortement de l’emplacement exact des générations arrivées après l’an 2000, celles des Yann Pocreau et autres feu Mathieu Lefèvre.

Carte mystère

Une chose cependant était déjà notable, confirmée de vive voix par la coordonnatrice à la programmation : les oeuvres ne seront pas identifiées aux noms de leurs auteurs. Le mystère est à ce point un moteur qu’un artiste a glissé, incognito, sa proposition sous la porte.

« On a même failli ne pas diffuser de communiqué », dit Roxane Arsenault, avant de tendre la carte de visite de l’expo : toute noire, comme il se doit dans les circonstances, elle n’affiche nulle part le nom du centre. Les initiés et les curieux finiront par trouver de quoi il s’agit, mais à Clark on est fier de cette carte mystère que certains émissaires sont allés jusqu’à distribuer à la Biennale de Venise.

Au rendez-vous : leurres et trompe-l’oeil, visibles même de l’extérieur de la galerie. La porte arrière, celle qui mène au corridor où l’on trouve les autres centres d’artistes du Pôle de Gaspé, a été recouverte de la photo d’une autre porte, celle du Clark des années 1990, alors qu’il logeait au centre-ville.

Avec 43 noms sur l’affiche, l’expo ne pouvait être que de grande taille. Tous les coins et recoins de la galerie, ou à peu près, sont occupés, y compris un entre-deux-murs habituellement réservé au filage électrique. Installations monumentales, interventions plus discrètes, photos isolées ou en mosaïque, sculptures murales ou sur pied, il y aura de tout, y compris des fanzines, des performances et un projet d’art postal.

Le poste audio rassemblera une série de témoignages autour des ouï-dire et des mythes clarkiens. Bien sûr, les voix auront été trafiquées, à la manière d’une « enquête sur Canal D », selon Roxane Arsenault.

Des fuites partout

Mais au-delà des racontars, qu’en est-il vraiment de cette « société secrète » ? Les points de vue divergent car, comme le dit Catherine Bolduc, même à Clark ça ne parle pas à l’unisson.

« J’aime le côté obscur, mystérieux, de la société secrète. L’idée de l’assemblée, c’est une utopie. L’idéal, quand on se réunit, serait que tout le monde ait la même vision, la même idéologie, les mêmes rêves », dit celle qui est clarkienne depuis 1997.

Patrick Bérubé, auteur d’oeuvres qui se moquent des clichés, voit dans le thème de l’expo une raison de parlerenquêtes et espionnage. « Il y aura des fuites, dans tous les sens du terme », dit celui qui aime bien apporter une dimension ludique à l’art.

Pour Marie-Claude Bouthillier, qui aura pour l’occasion apprivoisé l’écriture codée des Templiers du Moyen Âge, l’appartenance à un groupe est importante pour l’entraide et l’échange d’idées qui prennent place. Il ne s’agit pas « [de bâtir] une secte, dit-elle, mais un projet collectif. Clark, c’est l’art en train de se faire. Avant le côté esthétique, il y a le poïétique, l’action artistique, les préoccupations par rapport à la matière, à l’espace, au temps ».

Tous les coins et recoins de la galerie, ou à peu près, sont occupés.Pour devenir membre de Clark, il faut être invité, soutenu et même parrainé.Avec 43 noms sur l’affiche, l’expo ne pouvait être que de grande taille. Tous les coins et recoins de la galerie, ou à peu près, sont occupés.Au rendez-vous : leurres et trompe-l’oeil, visibles même de l’extérieur de la galerie. 

exposition de groupe / group show @ CLARK

SOCIÉTÉ SECRÈTEEXPOSITION DU 27e ANNIVERSAIRE /
14 MAI AU 20 JUIN 2015

SOIRÉE INITIATIQUE (VERNISSAGE) /
JEUDI 14 MAI, 20H

CÉRÉMONIE FINALE /
JEUDI 18 JUIN, 21H

+ AUTRES ÉVÉNEMENTS SPONTANÉS À VENIR

membres participants :
NAOMI B. COOK / MATHIEU BEAUSÉJOUR / NANCY BELZILE / CLAUDIA BERNAL / PATRICK BÉRUBÉ / VALÉRIE BLASS / CATHERINE BOLDUC / MÉDÉRIC BOUDREAULT / MARJOLAINE BOURDUA / SÉBASTIEN CLICHE / SYLVIE COTTON / GENNARO DE PASQUALE / ALEXIS DESGAGNÉS / CHANTAL DURAND / JULIE FAVREAU / YAN GIGUÈRE / PIERRE-YVES GIRARD / NADÈGE GREBMEIER FORGET / KAREN KRAVEN / ÉRIC LAMONTAGNE / MARCIO LANA-LOPEZ / MATHIEU LATULIPPE / JEAN-MICHEL LECLERC / CHLOÉ LEFEBVRE / CORINE LEMIEUX / PAUL LITHERLAND / LADY MCBOUTH / JACQUES MARCHAND / ARTHUR MUNK / DANIEL OLSON / SONIA PELLETIER / DOMINIQUE PÉTRIN / MARC-ANTOINE K. PHANEUF / ALISHA PIERCY / YANN POCREAU / PIERRE PREZYSIEZNIAK / ASEMAN SABET / ANNE-MARIE ST-JEAN-AUBRE / BERNARD SCHUTZE / JEAN-PHILIPPE THIBAULT / MANON TOURIGNY / KAREN TRASK / SARLA VOYER

L’année 2015 marque les 30 ans de la communauté d’artistes de CLARK (la société « secrète ») et les 27 ans du Centre d’art et de diffusion lui-même (la société « qui sécrète »). Pour célébrer ce double anniversaire, CLARK présente une exposition collective qui, pour reprendre les termes du regretté Patrice Duhamel, « sort du cadre de la simple rétrospective » afin de « bien marquer la présence et la particularité » du Centre.

Société secrète renoue avec l’esprit fondateur du Centre en réunissant la presque totalité de ses membres autour d’un projet collectif. Le titre de l’exposition fait un clin d’œil à la réputation de CLARK, qui est souvent perçu comme un cercle fermé, car ne devient pas membre qui veut. Il fait aussi référence à l’année 2000-2001, où toutes les communications du Centre étaient centrées sur une imagerie occulte. Si le mode de recrutement des membres peut sembler obscur, il permet de maintenir les liens serrés entre les personnes cooptées. Ainsi, le collectif clarkien compte aussi bien des membres fondateurs que des membres récents, certains étant arrivés depuis à peine six mois. En plus d’assurer une stabilité au Centre, ce mode de fonctionnement facilite les échanges, favorise les dialogues et renforce le sentiment d’appartenance chez les membres. Après 27 ans d’existence comme organisme, CLARK célèbre le collectif, le clan, la meute autour d’un thème qui s’ouvre aussi sur d’autres perspectives.

PLUS D’INFO ICI


english


SOCIÉTÉ SECRÈTE

27th ANNIVERSARY EXHIBITION /
MAY 14 TO JUNE 20, 2015

OPENING /
THURSDAY, MAY 14, 8PM

PERFORMANCE & PARTY /
THURSDAY, JUNE 18, 9PM

+ OTHER LAST-MINUTE EVENTS TBC

The year 2015 marks the 30th anniversary of CLARK’s community of artists (the “secret” society) and the 27th anniversary of the Centre d’art et de diffusion itself (the society that “secretes”). To celebrate this dual anniversary, CLARK presents a group exhibition that, to restate the words of the late Patrice Duhamel, “goes beyond the framework of a simple retrospective” in order to “clearly mark the presence and defining character” of the Centre.

Société secrète renews the founding spirit of the Centre by reuniting nearly all of its founding members around a collective project. The exhibition’s title is a knowing wink to CLARK’s reputation as a closed circle, with its ‘by invitation only’ membership. It also refers to the year 2000-2001, when all communications from the Centre were based on occult imagery. While the Centre’s member recruitment strategies might seem obscure, it does allow closer ties between those who have been co-opted. The Clarkian collective counts as many founding members as it does new ones, some having joined within the last six months. Beyond providing stability to the Centre, this mode of operation facilitates exchange, initiates dialogue and reinforces a sense of belonging amongst its members. After 27 years of existence as an organization, CLARK celebrates the collective, the clan, the pack that gathers around a theme that remains open to new ways of seeing.

MORE INFO HERE








CENTRE CLARK

5455 avenue de Gaspé, local 114,
Montréal [Qc] Canada H2T 3B3

514-288-4972 / info@clarkplaza.org
Du mardi au samedi de 12h à 17h

ATELIER CLARK
514-276-2679 / atelier@clarkplaza.org

www.clarkplaza.org

Revue HB no4 -Erotica

Patrick Bernatchez
Catherine Bolduc
Shauna Born
Shary Boyle
Michael DeForge
Annie Descôteaux
Virginie Jourdain
Véronique Lévesque-Pelletier
Paul P.
Ed Pien
Annie Pootoogook
Kananginak Pootoogook
Jean-Luc Verna

En couverture // Cover : Michael DeForge, Kissing drawing, 2014. Numérique // Digital, 15,2 x 12,7 cm (6 x 5 in).

Lancement de HB no.4 – Erotica

English follows

Nous sommes très heureux de vous convier à célébrer avec nous la parution de la revue de dessin actuel HB qui rassemble des dessins de Patrick Bernatchez, Catherine Bolduc, Shauna Born, Shary Boyle Michael DeForge, Annie Descôteaux, Virginie Jourdain, Véronique Lévesque-Pelletier, Paul P., Ed Pien, Annie Pootoogook, Kananginak Pootoogook et Jean-Luc Verna.

Dans ce quatrième numéro, nous avons voulu traiter de l’érotisme avec toutes les ambiguïtés que ce thème laisse émerger lorsqu’on le creuse un peu. Nous l’avons voulu explicite et suggestif, sensible et délicat, léger et intense, rassurant et inquiétant, montrant par contradictions ce que l’érotisme peut évoquer pour ceux et celles qui tentent de s’en emparer sans qu’il ne leur glisse entre les mains.

Afin de multiplier les chances de vous rencontrer, nous proposons des lancements dans plusieurs villes du Québec. Tous les événements sont gratuits et ouverts à tous.tes.

À Québec : Le vendredi 5 juin, 17h-19h à La Chambre Blanche, 185, rue Christophe-Colomb Est.
À St-Jérôme : Le dimanche 7 juin, 14h au Musée d’art Contemporain des Laurentides, 101, place du Curé-Labelle.
À Montréal : Le mardi 9 juin, 17h à la Librairie Formats, 2 Rue Sainte-Catherine E, 3e étage.
À Gatineau : Le mercredi 17 juin, à 18h30 à AXENÉO7, 80, rue Hanson

À propos de HB

HB est une revue québécoise et canadienne vouée à la présentation du dessin actuel. Nous vous y présentons le travail d’artistes incontournables qui ont marqué le paysage de l’art et continuent de le façonner ; de jeunes dessinateurs dont les pratiques bouleversent et promettent ; d’autres qui dessinent en cachette ; de ceux qui sont peu diffusés par pure malchance ; ainsi que des artistes marginalisés. Suite de séquences visuelles, HB se structure au détour de chaque page. Il s’agit d’un espace d’échange qui s’appuie sur la force des images et c’est dans ce dessein que nous délaissons le verbe.

HB est une initiative d’ArprimarticuleAXENÉO7, le Centre CLARK, la Galerie Joyce Yahouda et la Galerie SAW Gallery,  qui ont pour mandat de diffuser, promouvoir et soutenir les pratiques actuelles en arts visuels.

Visitez le site Internet de HB : revue-hb.org
Suivez-nous sur Facebook : HB

Remerciements
Toute l’équipe de HB souhaite remercier les artistes qui composent ce quatrième numéro. Nous remercions également le Conseil des arts et des lettres du Québec et le Conseil des arts de Montréal pour leur soutien financier.

Ce quatrième numéro est également rendue possible grâce à la généreuse contribution de nos fantastiques donateurs : Hélène Albert, Maxime B. Huneault, Céline B. La Terreur, Catherine Baril, Sophie Bélair Clément, Janick Bernard, Christine Bernier, Charles-Antoine Blais Métivier, Marie-Pier Bocquet, Catherine Bolduc, Guillaume Boudrias-Plouffe, Olivier Bousquet, Lucie Bureau, Audrey Careau, Catherine Cédilot, Laurie Chaiken, Simone Chevalot, François Chalifour, Jacques Champagne, Pascal Champoux, Mélissa Charest, Julie Charette, Julie Chateauvert, Chloë Charce, Maud Chayer, Emmanuelle Choquette, Sébastien Cliche, Caroline Cloutier, Suzanne Cloutier, Frédérique Corson, François-Pierre Couture, Noémie da Silva, Colette et Roger Demers, Jonathan Demers, Mélanie Demers, Pascal Desjardins, Yannick De Serres, Mario Doucette, Florence-Agathe Dubé-Moreau, José Dupuis, Marysol Foucault, Isabelle Gagné, David Gour, Vivian Gottheim, Simon Guibord, Charles Guilbert, David Guimond, Isabelle Guimond, Véronique Guitard, Candide Guy, Micheline Guy, Stella Guy, Philippe Hamelin, Claudine Hubert, Françoise Issaly, Emmanuelle Jacques, Edwin Janzen, Marcel Jomphe, Virginie Jourdain, Sharon Katz, Claudine Khelil, Alexandre Klein, Pascaline Knight, Manon Labrosse, Michelle Lacombe, Eric Ladouceur, Michel Laforest, Denis Lanteigne, Julie-Ann Latulippe, Mathieu Latulippe, Suzanne Laurin, Elizabeth Lauzon, Jacques Lebleu, Véronique Lefebvre, Samara Leibner, Sylvain Lemay, Corine Lemieux, Diane Lemieux, Sébastien Lemieux, Bruno Lemire, Véronique Lévesque-Pelletier, Marc-André Mallet, Élise Massy, Monique Mathieu, Afshin Matlabi, Geneviève Matteau, Julie McClemens, Rhonda Meier, David Merk, Beverly Monk, Caroline Monnet, Christiane Naud, Anne-Marie Ninacs, Kat O’Brien, Adriana Oliveira, Nicole Panneton, Pierre-Anaïs Parent St-Gelais, Pierre Phénix, Jean Pitre, Yann Pocreau, David Poolman, Caroline Poirier, Mathieu Pronovost, Benoît Quessy, Manon Quintal, Gerald Rojek, Clément Rondeau, Daniel Roy, Janick Sabourin, Itay Sapir, Geneviève Saulnier, Augustin Simard, François Simard, Jennifer Stewart, Domnique T.Hasbani, Rémi Thériault, Manon Tourigny, Marie Tourigny, Lucien Tremblay, Marie-Joëlle Tremblay, Julie Tremble, Marine Van Hoof, Patsy Van Roost, Sylvie Verreault, Catherine Vézina, Sonia Vigneault, Guy Warin, Mélanie Yugo, la Bibliothèque du Musée des beaux-arts du Canada et tous ceux et celles qui préfèrent garder l’anonymat.

Virginie Jourdain, ce soir c’est ceinture, 2012. Feutres, aquarelle et crayons de couleur // Markers, watercolour, and coloured pencil, 15 x 20 cm (6 x 7.9  in).

HB#4 Booklaunch – Erotica

It is with great pleasure that we invite you to celebrate with us the launch of HB, a magazine dedicated to contemporary drawing, and featuring works by Patrick Bernatchez, Catherine Bolduc, Shauna Born, Shary Boyle Michael DeForge, Annie Descôteaux, Virginie Jourdain., Véronique Lévesque-Pelletier, Paul P., Ed Pien, Annie Pootoogook, Kananginak Pootoogook , and Jean-Luc Verna.

For this fourth edition, HB wanted to explore eroticism in drawing and all of the ambiguities that might emerge from this theme when we scratch the surface. We sought the explicit and the suggestive, the sensitive and the delicate, the light and the intense, the non-threatening and the disturbing, revealing through such contradictions all that eroticism can evoke for those who attempt to grasp it before it slips through their fingers.

To multiply our chances to meet you, we are proposing launches in several cities in Quebec over the upcoming weeks. All the events are free and open to all.

In Québec city: Friday June 5, 7–9 pm at La Chambre Blanche, 185, Christophe-Colomb East St.
In St-Jérôme: Sunday June 7, 2pm at the Musée d’art Contemporain des Laurentides, 101, Curé-Labelle’s place.
In Montréal: Tuesday June 9, 5pm at Formats Art Bookstore, 2 Sainte-Catherine E St., 3rd floor.
In Gatineau: Wednesday June 17, 6.30pm at AXENÉO7, 80, Hanson St.

About HB
HB is a Québec-Canadian magazine dedicated to contemporary drawing. We showcase the work of a wide range of artists, from the hard-to-miss who have made their mark on the artistic landscape and continue to shape it; to marginalised artists; young artists whose practices move and provoke; artists who draw in hiding; and artists who by sheer misfortune have as yet enjoyed little exposure. HB is structured so that each page is one of a series of visual sequences. Therein HB is a a space for exchange which gives precedence to imagery over text.

HB was initiated and continues to be produced by ArprimarticuleAXENÉO7Centre CLARK, Joyce Yahouda Gallery and Galerie SAW Gallery, all who disseminate, promote and support contemporary practices in the visual arts.

Visit HB’s magazine’s website: revue-hb.org
Follow us on Facebook: HB
Acknowledgments
HB’s team wishes to thank the artists participating in this fourth issue of the magazine. We also thank the Conseil des arts et des lettres du Québec and the Conseil des arts de Montréal for their financial support.

This fourth issue is made possible through the generous support of our amazing donors: Hélène Albert, Maxime B. Huneault, Céline B. La Terreur, Catherine Baril, Sophie Bélair Clément, Janick Bernard, Christine Bernier, Charles-Antoine Blais Métivier, Marie-Pier Bocquet, Catherine Bolduc, Guillaume Boudrias-Plouffe, Olivier Bousquet, Lucie Bureau, Audrey Careau, Catherine Cédilot, Laurie Chaiken, Simone Chevalot, François Chalifour, Jacques Champagne, Pascal Champoux, Mélissa Charest, Julie Charette, Julie Chateauvert, Chloë Charce, Maud Chayer, Emmanuelle Choquette, Sébastien Cliche, Caroline Cloutier, Suzanne Cloutier, Frédérique Corson, François-Pierre Couture, Noémie da Silva, Colette et Roger Demers, Jonathan Demers, Mélanie Demers, Pascal Desjardins, Yannick De Serres, Mario Doucette, Florence-Agathe Dubé-Moreau, José Dupuis, Marysol Foucault, Isabelle Gagné, David Gour, Vivian Gottheim, Simon Guibord, Charles Guilbert, David Guimond, Isabelle Guimond, Véronique Guitard, Candide Guy, Micheline Guy, Stella Guy, Philippe Hamelin, Claudine Hubert, Françoise Issaly, Emmanuelle Jacques, Edwin Janzen, Marcel Jomphe, Virginie Jourdain, Sharon Katz, Claudine Khelil, Alexandre Klein, Pascaline Knight, Manon Labrosse, Michelle Lacombe, Eric Ladouceur, Michel Laforest, Denis Lanteigne, Julie-Ann Latulippe, Mathieu Latulippe, Suzanne Laurin, Elizabeth Lauzon, Jacques Lebleu, Véronique Lefebvre, Samara Leibner, Sylvain Lemay, Corine Lemieux, Diane Lemieux, Sébastien Lemieux, Bruno Lemire, Véronique Lévesque-Pelletier, Marc-André Mallet, Élise Massy, Monique Mathieu, Afshin Matlabi, Geneviève Matteau, Julie McClemens, Rhonda Meier, David Merk, Beverly Monk, Caroline Monnet, Christiane Naud, Anne-Marie Ninacs, Kat O’Brien, Adriana Oliveira, Nicole Panneton, Pierre-Anaïs Parent St-Gelais, Pierre Phénix, Jean Pitre, Yann Pocreau, David Poolman, Caroline Poirier, Mathieu Pronovost, Benoît Quessy, Manon Quintal, Gerald Rojek, Clément Rondeau, Daniel Roy, Janick Sabourin, Itay Sapir, Geneviève Saulnier, Augustin Simard, François Simard, Jennifer Stewart, Domnique T.Hasbani, Rémi Thériault, Manon Tourigny, Marie Tourigny, Lucien Tremblay, Marie-Joëlle Tremblay, Julie Tremble, Marine Van Hoof, Patsy Van Roost, Sylvie Verreault, Catherine Vézina, Sonia Vigneault, Guy Warin, Mélanie Yugo, the National Gallery of Canada Library and all of you who prefer to remain anonymous.

Un article dans le journal La Tribune

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Publié le 13 novembre 2014 à 12h57 | Mis à jour le 13 novembre 2014 à 12h57
S’amuser à déformer la réalité
Steve Bergeron
La Tribune

(SHERBROOKE) Dans la vie, on se raconte souvent des histoires. Parce que ça nous rassure. Parce que la réalité est souvent trop implacable. Parce que l’autorité que la science et les médias semblent imposer peut devenir lassante et tuer l’imagination. C’est plus amusant, par exemple, de croire à l’astrologie plutôt qu’à la sélection naturelle, aux anges plutôt qu’au vide, à la conspiration plutôt qu’à l’explication la plus simple.Catherine Bolduc, elle, a décidé de se servir des petits scénarios nés dans sa caboche pour créer. La plupart du temps, ses oeuvres sont de grands formats, parce qu’ils permettent encore mieux au visiteur d’y plonger et de s’y perdre. Les enchevêtrements et foisonnements labyrinthiques qui caractérisent les dessins de son exposition La matière sombre et autres paysages hypothétiques, au Musée des beaux-arts de Sherbrooke, sont justement d’excellents outils pour se couper un moment de la réalité.
« Ce n’est pas un jugement que je porte. Je constate simplement que, nous, les humains, avons besoin de discours qui nous rassurent, que la mémoire se mêle parfois à la perception… Je m’intéresse à la façon dont cette subjectivité intervient dans notre vision du monde », résume l’artiste montréalaise, avant de donner comme exemple la réalisation de la pièce Comment encadrer un paysage hypothétique, une intervention picturale in situ, caractérisée surtout par l’immense gouffre noir qui semble s’ouvrir à même le mur.
« Un matin de septembre, alors que je lisais un article dans le journal au sujet de récentes découvertes en astrophysique, j’ai fait l’expérience d’une étrange sensation de vide sous mes pieds. Comme si le sol s’était soudainement évaporé. L’article portait sur l’hypothétique matière sombre, une matière impalpable et invisible à l’oeil nu qui composerait néanmoins 80 pour cent de l’univers. L’espace autour de moi était dorénavant envahi d’une matière mystérieuse qui échappait à mon regard. »
« J’ai poursuivi ma lecture et, peu à peu, le vide sous mes pieds s’est tranquillement rempli. Puis, cette sombre matière s’est mise à proliférer de manière exponentielle. Il m’a semblé que bientôt je n’arriverais plus à discerner le paysage environnant. J’avais perdu mes repères. »
Montréal et l’avion perdu
Autre exemple : lorsqu’est survenue la disparition du vol de la Malaysian Airlines, Catherine Bolduc s’est rendu compte que la zone de recherche, dans l’océan Indien, était l’antipode exact de Montréal. Pire : un débris flottant montré aux nouvelles avait la même forme que l’île de Montréal, mais inversée, comme dans un miroir. Il n’en fallait pas plus pour que sa folle du logis s’emballe et s’imagine un lien entre les deux lieux.
La sculpture Antipodale, de type ready-made, est ainsi un mélange d’émerveillement et d’angoisse. L’oeuvre a l’aspect d’une île qui semble tout droit sortie d’Alice au pays des merveilles, mais le recouvrement noir (des algues nori, habituellement cuisinées en makis) et l’apparente précarité du montage renversent cette perception.
Catherine Bolduc avoue qu’elle s’est en partie inspirée du lieu d’exposition pour créer. « Les artistes ont toujours le fantasme du cube blanc, mais lorsque j’ai vu les dorures de la salle, ici, j’ai fait wow! D’autant que, dans ma démarche, j’essaie de réhabiliter l’ornemental, évacué par l’épuration du modernisme. »

VOUS VOULEZ Y ALLER
La matière sombre et autres paysages hypothétiques Catherine Bolduc
Musée des beaux-arts de Sherbrooke
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S’amuser à déformer la réalité | Steve Bergeron | Arts 2015-01-28 13:25
Jusqu’au 25 janvier 2015
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