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Galerie d’Art du Parc, Centre d’exposition Raymond-Lasnier, Musée québécois de culture populaire, Musée Pierre-Boucher, Atelier Silex – Espace 0…3/4, CIRCA art actuel
  • Christopher Varady-Szabo, Rathaus, vue d’exposition, Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières, 2016. Photo : Lise Barbeau

Le meilleur des mondes
Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières, du 23 juin au 9 septembre 2016

Pour sa septième édition(1), la Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières s’inspire du livre Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley. Paru en 1932, ce livre culte décrit deux mondes complètement différents, l’un étant contrôlé par l’État mondial qui normalise les naissances et le bonheur, alors que l’autre est demeuré au stade naturel, sans technologie. Le regard futuriste de Huxley était un prétexte pour imaginer la proposition des artistes qui auraient existés dans ce monde où la pensée critique n’existe pas. En outre, cette thématique reflète une tendance remarquée depuis quelques années dans les pratiques contemporaines, soit celle de jouer avec les échelles de grandeur pour représenter des mondes imaginaires ou semi-fictifs. Les membres du comité de la BNSC ont donc sélectionné douze artistes aux démarches hétérogènes qui investissent présentement cinq lieux d’exposition à Trois-Rivières et, pour une première fois, le CIRCA art actuel à Montréal.

Dans le contexte de cette thématique, la réflexion suivante s’attardera aux œuvres qui ont un rapport particulier au temps et aux perceptions du passé envers un avenir futur. C’est le cas de Rathaus, œuvre de Christopher Varady-Szabo, qui attire immédiatement par son aspect primitif et ses techniques ancestrales : un regard actuel sur un savoir-faire ancien. Travaillant avec des matériaux naturels, Varady-Szabo expose une habitation mobile aux formes zoomorphes dans l’Espace 0…3/4 de l’Atelier Silex. L’œuvre s’oppose à toutes avancées technologiques, elle incarne à la fois un retour aux valeurs liées à la terre et la survie du monde sauvage de Huxley.

L’installation Through Still Wanderings d’Erika Dueck, présentée au CIRCA art actuel, comporte des jeux de miroirs qui ont pour effet de plonger le regard du spectateur dans un puits infini aux parois constituées de petites portes d’armoires dont le contenu est désordonné et déborde de feuilles de papier. Le dispositif conçu par Dueck donne à voir, mais empêche à la fois l’accès du corps au plus profond de l’œuvre. Une analogie de la mémoire qui peut s’appliquer aux systèmes d’informations emmagasinées et cachées par une utopie gouvernementale. Alors que notre ère est au numérique, Dueck nous transporte dans un lieu où le papier appel à la nostalgie.

À la Galerie d’art du Parc, Catherine Bolduc utilise un écran sur lequel des ombres sont projetées, afin de reproduire un effet illusoire fantasmatique. Tentative d’évasion est littéralement une fiction intemporelle. Entre la réalité matérielle de l’installation et la perception idyllique du jeu d’ombres, l’artiste recrée la dualité entre la société urbaine et la communauté sauvage du livre d’Aldous Huxley.

Autre moment fort de la BNSC 2016, Soma, œuvre de Guillaume Lachapelle qui brouille notre perception du temps et de l’espace. Dans une pièce complètement noire, le spectateur découvre peu à peu la représentation de fœtus élevés en laboratoire dans une installation surmontée par une ville d’acier et de lumière. Ce clin d’œil à la drogue du bonheur au cœur du Meilleur des mondes résume l’effet de perte de repères produit par l’œuvre de Lachapelle.

La BNSC 2016 présentera également plusieurs activités parallèles dont le restaurant Le populaire créé par Annie Pelletier et Fontaine Leriche ainsi que l’événement satellite d’urbanisme tactique Urbalokoqui aura lieu du 2 au 4 septembre 2016. Ce dernier est une initiative mise sur pied par un comité formé d’artistes, de designers et d’une stagiaire en architecture qui vise à rassembler les communautés autour d’un espace urbain réinventé et à favoriser l’interaction avec des structures spécialement pensées pour un stationnement du centre-ville de Trois-Rivières.

NOTE

(1) Avec la participation de Amalie Atkins, Kim Adams, Catherine Bolduc, Erika Dueck, Isabelle Gauvin, Karine Giboulo, Guillaume Lachapelle, Paryse Martin, Claire Morgan, Elisabeth Picard, Mathieu Valade, Christopher Varady-Szabo. http://www.bnsc.ca.

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VIRÉE DES GALERIES

S’ÉCARTER DU PIRE DES MONDES

La 7Biennale nationale de sculpture contemporaine (BNSC) bat son plein jusqu’au 9 septembre. Dix artistes présentent leurs œuvres à Trois-Rivières, tandis que deux autres exposent chez Circa, à Montréal. Tous sont partis de la même inspiration : le roman d’anticipation Le meilleur des mondes, d’Aldous Huxley.

La génétique au service d’une dictature. Le classement des individus en castes. Les citoyens devenus esclaves de la consommation. Le meilleur des mondes, qu’Aldous Huxley a écrit en France en 1931 et qui mettait en garde contre les errements du développement technologique et l’absence de diversité, est le filon de cette 7Biennale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières.

Cinq artistes exposent leurs œuvres à la galerie d’art du Parc. Catherine Bolduc y propose une installation entre réalité et perception. Sur un écran de tissu bougent des images. En regardant derrière l’écran, on constate que ces ombres sont celles de petites statuettes, certaines d’entre elles étant animées.

La perception est aussi au cœur des œuvres d’Isabelle Gauvin, qui a exploré le psychisme, l’origine et les peurs du citoyen avec une animation, L’ombre ou la lumière, une installation en forme de maison morcelée et un masque blanc plutôt effrayant.

EFFICACES GIBOULO ET LACHAPELLE

Karine Giboulo, qui réfléchit depuis des années sur l’état de servitude du citoyen, était bien sûr en terrain connu. Avec Booby Trap, on retrouve ses petits personnages, ici aveuglés et embarqués dans un vaisseau. Chaque figurine agit selon sa caste : travail ou loisir. Du Giboulo classique et efficace.

À côté, Guillaume Lachapelle présente Soma (la « drogue » du roman) dans une salle sombre. Créée notamment par imprimante 3D, sa sculpture de trois étages est en phase avec la reproduction basée, dans le roman, sur le clonage. À l’étage inférieur, des embryons nagent autour d’un canapé. Au niveau intermédiaire, les passerelles se multiplient à l’infini et, sur le dessus de la sculpture, un patient n’est plus sur sa chaise de dentiste : il ne reste qu’une trace liquide en cours d’évacuation… Une des œuvres fortes de la biennale.

La galerie présente aussi des œuvres de Paryse Martin. Mes espaces fabulatoiressont un jardin fantastique, ludique et effrayant. On aime bien son cheval de carton et la robe suspendue qu’il faut regarder de tous côtés tout en écoutant les mots chuchotés…

À l’Atelier Silex, Rathaus a été créé par Christopher Varady-Szabo, artiste gaspésien passionné d’habitat et critique à l’endroit du modernisme architectural. L’œuvre éphémère en forme de rat est faite d’une ossature de bois recouverte d’un torchis. Les enfants peuvent s’y cacher à l’intérieur.

NATURE ET RITUEL

Le centre d’exposition Raymond-Lasnier présente deux artistes. Avec ses fidèles attaches de serrage, Elisabeth Picard a généré deux ambiances, dont celle, fort réussie, de la grotte Waitomo Cave de Nouvelle-Zélande, où des milliers de vers luisants illuminent les lieux. Une œuvre qui aborde l’importance de la nature, honnie dans le roman.

Dans la deuxième salle, Amalie Atkins diffuse Les récolteuses de tresses. Une vidéo touchante sur le rituel, la liberté, la justice et la transmission des valeurs et qui fait penser aux femmes autochtones disparues…

Au Musée québécois de culture populaire, Kim Adams expose de petits univers de peuplement. Sur une grosse roche vivent des Lilliputiens accrochés au relief escarpé. Il faut de bons yeux pour les apercevoir. Un travail de précision qui suggère un mode de vie alternatif.

BONHEUR ET LIBERTÉ SELON CLAIRE MORGAN

La biennale expose deux œuvres – sur le bonheur et la liberté – de la Britannique Claire Morgan au Musée Pierre-Boucher. Des mobiles délicats constitués de centaines de fils, de morceaux de plastique et de métal. « Les vagues et le ciel pour la première œuvre, la lune pour la seconde, les visiteurs – et souvent les enfants – interprètent de diverses façons ces deux créations à la fois simples et complexes », commente le guide-animateur du musée François Lamy.

La commissaire Geneviève Goyer-Ouimette et son comité d’orientation ont aussi programmé deux artistes chez Circa. L’Ontarienne Erika Dueck présente deux maquettes dans lesquelles miroirs et lumière sont judicieusement orientés. Circonscrit, notre œil y découvre un long couloir et une grotte-bibliothèque. Une œuvre qui rappelle Au nom de la rose, d’Umberto Eco, et la lutte entre mémoire et pouvoir.

Enfin, Mathieu Valade propose avec Post-romantique neuf vitrines givrées qui renferment des objets qu’on ne voit pas distinctement. Elles évoquent ces fœtus du roman qui grandissent dans des bocaux. L’artiste a joué avec l’histoire de l’art, les perceptions et la perte de sens. Et il donne froid dans le dos. Un sentiment qui ressort de cette biennale fort réussie, lucide, et qui nous éclaire sur le pire des mondes…

À Trois-Rivières (cinq lieux différents) et Montréal (Circa, 372, rue Sainte-Catherine Ouest, #444), jusqu’au 9 septembre

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.

Le grand soir: encan 27 + clark-o-thon

  • Centre CLARK
    5455 rue De Gaspé, local 114, Montréal
    LE GRAND SOIR : ENCAN 27 + CLARK-O-THON

    COLLECTE DE FONDS / JEUDI, 28 AVRIL 2016

    5 À 7 DES COLLECTIONNEURS, 5PM
    ENCAN 27, 7PM
    CLARK-O-THON, 9PM

Le jeudi 28 avril prochain, vous êtes tous conviés au Grand Soir, nouvelle formule de collecte de fonds pour CLARK, regroupant la 27e édition du fameux Encan CLARK et le tout nouveau CLARK-O-THON, un excitant party/téléthon ! Ainsi, tout le monde peut contribuer à CLARK que ce soit à travers des acquisitions d’oeuvres à l’encan (sur place ou à distance), des dons au « téléthon » (d’avance ou le soir même) ou tout simplement par la présence de votre belle personne en vous procurant votre billet ! Année après année, votre contribution nous aide à soutenir la programmation et nous permet de développer des projets fous, grandioses, innovateurs.

Soyez des nôtres pour cette soirée qui s’annonce épiquement CLARK !


ENCAN 27

Guillaume Adjutor Provost / Bonnie Baxter / Claudia Bernal / Patrick Bérubé / Médéric Boudreault / Catherine Bolduc / Alexis Desgagnés / Mathieu Cardin / Andrée-Anne Carrier / Naomi B. Cook / Sylvie Cotton / Marie-Michelle Deschamps / Chantal Durand / Yan Giguère / Pierre-Yves Girard / Paul Hardy / Jim Holyoak / Sheena Hoszko / Sarah Anne Johnson / David Lafrance / Jean-Michel Leclerc / Corine Lemieux / Chloe Lum et Yannick Desranleau / Caroline Mauxion / Dominique Sirois / Skawennati / Team Macho

17h : 5 à 7 des collectionneurs

19h : Encan 27

Admission :

20 $ à la porte

15 $ (+ frais) prévente ici

*inclus l’admission au CLARK-O-THON

CLARK est fier de vous convier à la version 2016 du célèbre Encan CLARK, repensé pour votre plus grand bonheur ! Comme à chaque année, les artistes présentés reflètent l’excellence de notre milieu culturel. Toutefois l’Encan 27 se déploie cette année sous une forme plus dynamique, printanière et nocturne. Pour ses 27 ans, CLARK vous présente 27 oeuvres, un encanteur de successions professionnel, des bouchées délicieuses et un bar bien rempli. Les mises en absences ainsi que les mises aux enchères par téléphone le soir de l’encan, sont absolument bienvenues.

Visionnez le programme complet ICI.

Prix de présence gracieusement offert parMario Beaupré encadreur.


CLARK-O-THON

Les Abdigradationnistes / Alexis O’Hara / Jean-Thomas Jobin / Dj Edmond Palace / Paupière / Stéphane Crête / Dj Tignasse / World Provider / et +++ 

animation par Pascal Angelo Fioramore

21h à tard

5455 de Gaspé, #120 (la porte à côté de CLARK)

Admission :

10$ à la porte

OU gratuit avec le billet de l’ENCAN 27

CLARK vous invite à continuer la soirée vers son tout premier CLARK-O-THON : téléthon/PARTY !  Ce happening clarkien comprendra tous les éléments d’un téléthon en bonne et due forme : animation musicale, numéros malaisants, pitreries, personnes misérables, divertissement animalier, apparition de vedettes, téléphonistes très amateurs et plus !!! L’animation sera assurée par l’ineffable Pascal-Angelo Fioramore (Les Abdigradationnistes), la musique pendant la soirée sera une gracieuseté du séduisant Dj Edmond Palace, tandis que DJ Tignasse transformera l’après-téléthon en piste de danse frénétique !

Le téléthon est votre façon de pouvoir soutenir CLARK avec le montant de votre choix, de 0,25$ à 25 000$ ! Dès aujourd’hui, vous pouvez faire un don qui sera annoncé lors de la soirée en format ‘gros chèque’ ou le faire sur place avec nos ‘téléphonistes’ (les dons anonymes sont aussi bien sûr acceptés) ! Un reçu pour fins d’impôts sera remis lors de tout don de 50$ et plus.

Écrivez ici pour vos dons :projets@clarkplaza.org !

Soyez des nôtres pour cette soirée débridée et restez à l’affût, d’autres surprises suivront!

CLARK aimerait remercier se partenaires de l’événement : Alchimiste, Mario Beaupré Encadrements, Assurart, Ubisoft et Mathieu Bernier encanteur. Le Centre aimerait aussi chaleureusement remercier tous ses membres, artistes, performeurs, bénévoles, familles, amis et animaux de compagnie sans qui cet événement n’aurait pas été possible. 

La Nouvelle Biennale

GALERIE THOMAS HENRY ROSS ART CONTEMPORAIN
&
GALERIE MARGOT ELEANOR ROSS ART ACTUEL
PRÉSENTE

LA NOUVELLE BIENNALE

DU 23 AVRIL AU 04 JUIN 2016
Vernissage samedi le 23 avril à 15h

Heures d’ouverture
mercredi au samedi de 12:00 à 17:00

Pour sa première édition, la Nouvelle Biennale est coproduite par les galeries Thomas Henry Ross art contemporain et Margot Eleanor Ross art actuel. Elles y présentent des œuvres de vingt-et-un artistes de haut niveau. Contrairement aux autres biennales qui fonctionnent sur un modèle plus traditionnel appuyé par une volonté étatique, la Nouvelle Biennale est entièrement financée par des intérêts privés, ce qui est une différence considérable pour ce type de structure. Cette manière de faire, malgré un financement réduit, permet une très grande flexibilité en ce qui a trait aux lieux où celle-ci pourra éventuellement se produire, mais surtout au moment où elle décidera de le faire. Le fait que son calendrier de production et son financement ne soient rattachés à aucun organisme extérieur est un avantage inestimable pour réfléchir un monde en constante mutation. S’il est vrai que la première phase de la Nouvelle Biennale a lieu à Montréal avec des intervenants nationaux, mais aussi internationaux, il serait souhaitable que les éditions subséquentes puissent être coproduites avec des partenaires provenant de l’extérieur de nos frontières nationales ou culturelles, afin de permettre d’adopter des points de vue multiples sur les réalités contemporaines et artistiques, transcendant ainsi le regard unidirectionnel sur l’art.

Un autre aspect inhabituel de cette Nouvelle Biennale est la possibilité d’y faire l’acquisition des œuvres présentées, ce qui permet d’une part d’aider à financer les éditions subséquentes de l’évènement, et d’autre part d’encourager les artistes, lesquels demeurent la raison d’être du projet, présent et à venir.

Au niveau thématique, le projet d’exposition de la Nouvelle Biennale s’articule autour du Zeitgeist, l’esprit du temps, thématique sous-jacente aux biennales depuis l’apparition de ce type d’évènement à Venise en 1895. Il ne s’agit pas ici de critiquer les modèles plus traditionnels de biennale mais plutôt d’entamer une réflexion qui permette de l’aborder autrement, avec une multitude de points de vue et de moyens. Historiquement, les biennales étaient calquées sur la formule des expositions universelles qui ont marqué le 19e et le 20e siècle. Nous ne pouvons réfléchir à ce que peut être un nouveau modèle de biennale sans considérer les préoccupations postcoloniales qui en découlent, puisque celles-ci sont au cœur de son développement depuis près de cent vingt ans. La Nouvelle Biennale propose d’initier une réflexion sur ces modèles imparfaits par une proposition qui est, elle aussi, imparfaite, mais incontournable et essentielle pour comprendre la réalité culturelle contemporaine telle qu’elle nous est présentée aujourd’hui.

Pour cette première édition de la Nouvelle Biennale, les artistes invités sont: Vikky Alexander, Itziar Barrio, Catherine Bodmer, Catherine Bolduc, Sebastien Cliche, Sylvie Cotton, Michel de Broin, Julien Discrit, Steve Giasson, Eleanor King, Chris Kline, Dejode & Lacombe, Manuela Lalic, Daniel Olson, James Paterson, Marc-Antoine K. Phaneuf, Felicity Tayler, Lucille Uhlrich, Jonathan Villeneuve, Kim Waldron et Pavitra Wickramasinghe.

Le commissaire de l’évènement est aussi son fondateur et directeur: Jean-Michel Ross.

 

Partenaire media:

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GALERIE THOMAS HENRY ROSS ART CONTEMPORAIN
&
GALERIE MARGOT ELEANOR ROSS ART ACTUEL
PRESENTS

LA NOUVELLE BIENNALE

FROM APRIL 23RD TO JUNE 4TH 2016
Opening April 23rd at 3pm

Open Wednesday to Saturday from noon to 5pm

For its first edition, La Nouvelle Biennale is co-produced by Galerie Thomas Henry Ross art contemporain and Galerie Margot Eleanor Ross art actuel. The galleries will present artworks of twenty-one high-calibre artists. Unlike other biennials that operate on a more traditional model supported by the state, La Nouvelle Biennale is funded entirely by private interests, which is a considerable difference for this type of structure. Despite reduced funding, this way of working allows great flexibility in regard to where and when the biennial will eventually happen. The fact that its production schedule and funding are not linked to any external body is an invaluable advantage when reflecting on a constantly changing world. The first phase of La Nouvelle Biennale is held in Montreal, with national and international artists. It is hoped that subsequent editions can be co-produced with partners from outside of our national or cultural boundaries to allow an adoption of multiple perspectives on contemporary and artistic realities, transcending a unidirectional view of art.

Another unusual aspect of Nouvelle Biennale is the ability to acquire the works presented there, allowing on one hand to help fund subsequent editions of the event, and on the other to encourage artists, which remain the rationale for the project, present and future.

Thematically, the exhibition project of La Nouvelle Biennale focuses on the Zeitgeist­ (spirit of the time), a theme underlying the biennial since the appearance of this type of event in Venice in 1895. This is not meant to criticize the more traditional models of biennial but rather introduce a different approach, with a multitude of perspectives and resources. Historically, biennials were modeled on the formula of universal exhibitions that marked the 19th and 20th century. We cannot think about what may be a new biennial model without considering the postcolonial concerns arising from them, since they are at the heart of its development for nearly a hundred and ­­twenty years. Nouvelle Biennale initiates a reflection about these imperfect models with a proposal that is also imperfect, but indispensable and vital to understanding contemporary cultural reality as it is presented to us today.

For this first edition of La Nouvelle Biennale, the invited artists are: Vikky Alexander, Itziar Barrio, Catherine Bodmer, Catherine Bolduc, Sebastien Cliche, Sylvie Cotton, Michel de Broin, Julien Discrit, Steve Giasson, Eleanor King , Chris Kline, Dejode & Lacombe, Manuela Lalic, Daniel Olson, James Patterson, Marc- Antoine K. Phaneuf, Felicity Tayler, Lucille Uhlrich, Jonathan Villeneuve, Kim Waldron and Pavitra Wickramasinghe .

The event’s curator is also founder and director Jean-Michel Ross.

 

Media partner:

 

http://thomashenryross.com/

Résidence au Centre Sagamie

 

Catherine Bolduc

Catherine Bolduc
Artiste en résidence / Artist in Residence 

(English follows)

Dans ma pratique, je m’intéresse à la manière dont la psyché perçoit et construit la réalité en la transgressant par la fabrication de fictions fantasmatiques. Mon travail se nourrit d’expériences subjectives où l’idéalisation opère une transfiguration mentale du réel ou lorsque, inversement, le désir subit l’épreuve de la réalité. Récemment, je me suis intéressée au paysage comme mode d’interprétation et de construction de la réalité. Ces recherches questionnent la part de subjectivité impliquée dans la perception du monde.

Les écrits de Christophe Colomb sont le point de départ du projet La femme dans la Lune sur lequel je travaillerai au Centre SAGAMIE. Dans La découverte de l’Amérique, la perception de l’explorateur fait l’objet d’une illusion complète dont il est lui-même l’instigateur ; alors qu’il foule le sol de l’Amérique, il persiste à se croire en Orient. Lors d’une résidence au Parc national Gros Morne à Terre-Neuve au printemps dernier, j’ai déambulé dans le territoire, munie d’une caméra vidéo portable et d’un appareil photo, en usant d’une carte de la Lune pour m’orienter. L’intention du projet La femme dans la Lune est de produire une confusion entre Terre-Neuve et la Lune en faisant valoir la préséance du regard subjectif.

En plus de ses nombreuses expositions au Québec, en France, en Allemagne, aux Pays-Bas et aux États-Unis, Catherine Bolduc a réalisé plusieurs résidences à l’étranger dont une au Künstlerhaus Bethanien à Berlin et au Studio du Québec à Tokyo. Le projet La femme dans la Lune sera présenté en 2017 à The Rooms à Saint-Jean de Terre-Neuve. L’artiste remercie le Conseil des arts du Canada.

http://www.catherinebolduc.com/

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Catherine Bolduc
Artist in Residence

In my practice, I am interested in the way in which the psyche perceives and transgresses reality through the forging of fantastical fictions. My work is sustained by subjective experiences in which idealization works a mental transfiguration of the real or when, inversely, desire comes up against reality. Recently, I took an interest in landscape as a means to interpret and build reality. This research questions the subjective side that is implied in our perception of the world.

Christopher Columbus’ writing are the starting point for the project La femme dans la Lune (The Women on the Moon), which I will be working on at Centre SAGAMIE. In La découverte de l’Amérique (The Discovery of America), the explorer’s perception is subjected to a total illusion of which he is the prime instigator; even as he steps on American soil, he stubbornly continues to believe he is in the Orient. Last spring, during a residency in Gros Morne National Park in Newfoundland, I used a map of the moon to guide me while hiking through the territory equipped with a mobile video and photo camera. The goal of the La femme dans la Lune is to blur the distinction between Newfoundland and the Moon by insisting on the primacy of the subjective gaze.

In addition to her many exhibitions in Quebec, France, Germany, Netherlands and the US, Catherine Bolduc has undertaken several residencies, in particular at the Künstlerhaus Bethanien in Berlin and the Studio du Québec in Tokyo. The project La femme dans la Lune will be presented in 2017 at The Rooms in Saint John’s, Newfoundland.

http://www.catherinebolduc.com/